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Dominer l’angoisse de sa propre fin

dominer l'angoisse de sa propre fin

La mort est une réalité à laquelle personne ne peut échapper. Et pourtant, alors qu’elle existe depuis la nuit des temps, la plupart d’entre nous a peur de sa venue. Une peur profonde et gravée qui s’exprime rarement mais reste omniprésente. Plus le temps passe, plus l’appréhension s’accentue. Comment pouvons-nous combattre cette peur si elle devient trop angoissante ?

Cette peur de la mort est entrainée par différents facteurs. A certaines époques ou actuellement dans certains pays, la mort n’est pas considérée comme un drame contre lequel il faut lutter. C’est une condition naturelle, inhérente à la vie. Quelles sont donc les causes de notre mal-être vis-à-vis de cette réalité ? En voici quelques-unes :

La société

« Les hommes ont peur de la mort, comme les enfants du noir ; chez les enfants, cette peur est due aux histoires qu’on leur raconte, chez les hommes aussi » a écrit Maya Angelou, poète américaine. Dans nos sociétés modernes, la mort n’a plus sa place. Tout est mis en place pour l’éradiquer. Des avancées médicales au clonage en passant par la formation des médecins aux médicaments anti-vieillesse, tout est fait pour la repousser. La mort n’apparaît plus comme un passage normal et obligatoire mais comme une tare qu’il faut abolir. On en parle avec effroi et dédain : la mort ne doit plus être. Et cette idée descend directement de la vision que nous avons de nous-mêmes : immortels.

Un égo sur-dimensionné

A force de construire et d’inventer, l’Homme s’est retrouvé comme Narcisse, perdu dans son propre reflet. Coutumier de sa propre réussite, de sa capacité à contourner les obstacles naturels, il se retrouve frustré de ne pouvoir combattre celui-là : la mort persiste. Il ne sait donc pas appréhender cette force qui lui résiste et ne sait se placer par rapport à elle. Cette frustration est due à la vision qu’il a de lui-même. Il s’est tellement éloigné de la Nature et se sent tellement supérieur à elle, qu’il souffre de son état mortel, finalement proche de ce qu’il renie.

L’absence de savoir

La connaissance humaine au sujet de ce qui succède à la mort est très limitée. C’est pourquoi les points de vue divergent autant. D’un côté, la science affirme que rien ne se passe après la mort. Le corps se décompose lentement jusqu’à revenir à l’état de poussière. De l’autre côté, la religion revendique l’immortalité de l’âme qui quitte l’enveloppe corporelle pour atteindre un état supérieur, près de Dieu ou pour intégrer un autre corps, une autre vie. Ceux qui n’ont pas choisi leur « camp » se retrouvent ainsi face à un flou dérangeant. Que faut-il croire ? Que va-t-il se passer ? L’ignorance nous effraie, elle nous met face à nos propres limites.

La nécessité d’oublier

Pour vivre, nous devons oublier que nous allons un jour mourir. Etre continuellement face à notre propre finitude ne nous permettrait pas de nous dépasser, d’accomplir quoi que ce soit. Nous serions anéantis par l’angoisse et le découragement. A quoi cela sert-il de se donner la peine d’évoluer, de se battre, de travailler si tout cela n’est qu’éphémère et peut prendre fin d’un moment à l’autre ? C’est pourquoi il nous faut faire abstraction de notre finitude, pour vivre mieux. Il ne faut cependant pas l’oublier totalement.

Chacun trouve un moyen de dépasser sa peur face à la mort. Plusieurs possibilités s’offrent à nous quand nous nous retrouvons face à cette peur incontrôlable, ce sentiment de faiblesse. Nous pouvons soit faiblir et éviter d’y penser pour ne pas faire face à nos peurs. Soit nous confronter à l’idée et la combattre. Pour les éternels angoissés, il est bien de posséder quelques pistes de réflexion :

La lecture de certaines œuvres

« Notre existence est un point, notre durée un instant, notre globe un atome » écrivait Voltaire dans ‘Micromégas’ en 1752. Ce récit philosophique nous rappelle très clairement notre petitesse par rapport à la grandeur du monde. Ainsi, la mort nous apparaît comme la fin logique à d’une vie de créature vivante. Rien d’effrayant, d’anormal. Seulement la vie.

Penser avec simplicité

Rien ne sert de s’inquiéter, une fois morts, nous n’aurons plus conscience de notre état, nous ne saurons plus. Il faut donc revenir à la simplicité pour l’affronter tranquillement. Pour vivre avec cette idée sans en souffrir particulièrement. Nous venons de l’état de poussière et nous allons le rejoindre irrémédiablement. C’est le cycle logique de la nature ou de la création divine.

Vivre

François Morel a dit, dans ‘Les habits du dimanche’: « il y a ceux qui ont peur de la vie et ceux qui ont peur de la mort. En fait ce sont les mêmes… ». En vivant avec l’angoisse de la mort, on ne vit finalement plus. Ressourcez-vous, prenez le temps de vous faire plaisir, de profiter de chaque instant. Vous pouvez également tenter d’adopter la philosophie tirée du concept Carpe Diem du poète Horace, qui consiste à cueillir le jour, à savourer le présent.

 

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