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Funérailles : la crémation en vogue

Paru cette semaine, «Une révolution rituelle : accompagner la crémation» est le dernier livre du directeur général des Services funéraires de la ville de Paris, François Michaud Nérard. Il y étudie les évolutions sociétales funéraires en s’attardant plus particulièrement sur le mode crématoire. L’occasion d’analyser les tendances mortuaires de la ville de Paris.

Si la crémation connaît une forte croissance en France depuis vingt ans, à Paris, elle serait préférée dans 45% des cas. « C’est cependant moins que dans les autres grandes villes de France. » précise François Michaud Nérard. « Peut-être parce qu’il y a plus de pratiquants qu’ailleurs. »

« Un escamotage de la mort »

Le rapport des français à la mort s’est vu métamorphosé. Pour autant, si la tendance crématoire se veut de plus en plus perceptible, son poids symbolique a tardé à saisir une portée similaire. « Les obsèques jouent un rôle important dans le deuil mais on ne sait pas toujours les organiser quand il s’agit d’une crémation. » En effet ce mode se heurtait généralement à des demandes rudimentaires, occasionnant bien souvent une absence totale de célébration solennelle. François Michaud Nérard évoque d’ailleurs à cet effet des « souvenirs d’horreur » associé au cimetière du Père-Lachaise.

Vers une amélioration des rituels ?

Bien que la Mort reste pour le plus grand nombre un sujet tabou, aujourd’hui les familles et les collectivités semblent de plus en plus décidées à faire évoluer cette tradition funèbre. L’objectif est de répondre davantage à des besoins anthropologiques et ainsi rendre hommage au défunt. « Aujourd’hui, on organise des cérémonies avec de la musique, des projections de photos. » De nouvelles formes de cérémonie voient le jour. A la Toussaint par exemple, une célébration à la mémoire des personnes incinérées sera retransmise sur Internet. Enfin la demande constante de nouveaux équipements, apparue avec les années, n’est que la conséquence de cette nouvelle tendance funéraire, « le crématorium du Père-Lachaise arrive à saturation » rappelle justement  François Michaud Nérard.

 

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