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La crémation, une réelle tendance sociologique

la cremation une tendance sociologique

En une vingtaine d’année, le taux de crémation a été multiplié par 20, dû principalement aux populations jeunes qui poussent son développement. Choix personnel, croyances religieuses en évolution… La crémation est en hausse constante depuis quelques années.

Une évolution favorisée par l’Église

La crémation est un acte pratiqué depuis des siècles sur les personnes décédées. Dans la Grèce antique, Achille a fait brûler le corps de son cousin Patrocle sur un énorme bucher, tradition funéraire de l’époque. Cependant, cela ne fait que très peu de temps que cette pratique est courante en France (1979). Ce n’est que depuis 1963 que l’Eglise autorise la crémation si celle-ci n’est pas faite comme un acte d’opposition de la foi en la résurrection des corps. Avant cette autorisation, l’Eglise n’hésitait pas à priver de rites ecclésiastiques toutes les personnes incinérées. Encore aujourd’hui, aucune cérémonie religieuse ne peut être faite en présence d’une urne cinéraire, c’est pourquoi elle se déroule habituellement avant le processus de crémation.

La crémation et l’âge

La diminution des croyances religieuses est une des raisons essentielles à la hausse de la crémation. Encore très peu désirée chez les personnes plus âgées, elle est un choix très fréquent chez les personnes plus jeunes. Selon une étude du CREDOC, 50 % des 40-49 ans souhaitent se faire incinérer. Ce phénomène nouveau va aussi de paire avec les modes de vie actuels. En effet, nous avons un rapport très fort à l’immédiat, l’idée même de connaitre l’état du corps de la personne inhumée est dérangeante. La crémation constitue donc la meilleure fin immédiate car après le processus de crémation, les cendres du défunt ne subiront aucune modification. La crémation est souvent préférée par les personnes non croyantes et non pratiquantes.

Les cimetières peu à peu désertés

Les cimetières sont des lieux où les Français se rendent de moins en moins. Ces derniers entre 40 ans et plus affirment y aller entre 3 et 4 fois par an et 15% des Français déclarent y aller moins d’une fois par an voire jamais. Quant aux jeunes, ils y vont de moins en moins. Les cimetières sont donc davantage considérés comme des lieux plutôt impersonnels alors qu’ils sont sensés être des lieux de mémoire. Dans les générations antérieures, le cimetière permettait d’être le dernier lieu de contact et de mémoire avec le défunt mais aujourd’hui, beaucoup considèrent ne plus avoir besoin de cela pour entretenir le souvenir.

Une tendance européenne

Selon leurs croyances, les pays européens sont soit très avancés en matière de crémation soit plutôt hostile à cette pratique. Ce sont les pays scandinaves qui sont les premiers dans ce domaine : au Danemark, 72% des funérailles sont des crémations et en Suède, 69% (selon une étude du CREDOC). Les pays du Sud de l’Europe sont, quant à eux, un peu plus réticents face à cette pratique du fait que la tradition religieuse y est assez forte. Au Portugal et en Italie, le taux de crémation n’excède pas les 2% (selon une étude du CREDOC).

 

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