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La mort et les médias

Depuis la nuit des temps, la mort fascine, effraie. Une réalité qui nous échappe parfois, mais qui nous rattrape lorsque l’on est confronté à des obsèques. Nos appréhensions et notre compréhension ont constamment évolué à son sujet mais ont parfois aussi connu des périodes de stagnation ou de déni. Les médias exercent une influence certaine sur notre perception : notre manière de la concevoir, de la combattre, de l’oublier.

La mort et les médias d’information

Trouver le bonheur est un objectif qui hante l’esprit de beaucoup. Dans cette quête délicate, semée d’obstacles, nous essayons naturellement de repousser les sources de souffrance. La mort en fait évidemment partie. Nous avons tendance à penser que le fait de nier son existence nous permet de vivre mieux, plus légers. Les médias nous confortent dans cette idée. Mais quel est l’impact réel de ce mode de vie sur notre comportement quand nous nous retrouvons soudainement confrontés à un décès ?

La quête perpétuelle du bonheur

Dans la période faste dans laquelle nous vivons, dans notre société alimentée de désirs jamais satisfaits, le bonheur est un but en soi. Le malheur semble alors être un poids inutile, une tare à combattre. La mort étant étroitement lié à l’idée de douleur, nous sommes beaucoup à tenter d’éluder ce sujet pourtant primordial.

L’attraction pour la violence

La mort est exploitée pour le lot de violence qu’elle permet de procurer. Les téléspectateurs sont très souvent en quête de sensations fortes, d’images dérangeantes et choquantes. Plus les circonstances sont violentes, plus la mort parait attrayante. Quelques morts chaque jour sont choisies pour leur côté sordide. Des morts anecdotiques qui s’inscrivent dans la recherche du divertissement à tout prix, du sensationnel. Et cela fait vendre ! Certaines personnes l’admettent, ils ne sont intéressés que par la partie ‘Faits divers’ de l’actualité.

Les medias et la mort

Une compréhension superficielle

Nous ne sommes plus, dans les pays développés, confrontés à la mort, aux enterrements comme c’était le cas il y a encore quelques décennies. Les progrès de la médecine, la paix, la sécurité sont autant de facteurs qui permettent de nous garder en vie plus longtemps. La mort est rapidement devenue une inconnue. Nous ne la voyons que très rarement. Nous sommes malheureusement confrontés à un décès de temps en temps mais ce que nous connaissons le mieux, c’est la mort à travers le prisme médiatique. Nous entretenons donc une relation superficielle et distante avec elle.

Le traitement de l’information ne favorise pas la réflexion des spectateurs. Nous subissons une multitude de petits chocs émotionnels. Leur accumulation fait appel à notre affect et laisse notre raison de côté. Alors que nous sommes confrontés à l’omniprésence de la mort, nous nous retrouvons cependant incapables de gérer un deuil. En en parlant trop tout le temps on évite finalement d’en parler réellement.

Un travail de deuil plus difficile

Les médias tendent à rendre la mort étrangère, lointaine. A travers des histoires de catastrophes spectaculaires, de morts étonnantes, on pénètre petit à petit dans la sphère du théâtral. La mort devient de l’ordre du spectacle. Lointaine et abracadabrante, elle se transforme en une réalité absente de nos vies et de nos esprits. Les morts ‘banales’ de la vie quotidienne n’ont plus leur place. On a soudainement « honte » d’en parler et l’on tente d’oublier. Extérioriser la souffrance fait pourtant partie intégrante du cheminement intérieur vers la guérison après un décès.

Banalisation

L’excès médiatique conduit à la banalisation du sujet et en quelque sorte à sa disparition. Submergés d’informations, nous regardons maintenant des massacres avec un recul glacial. Mais la presse n’est pas la seule à alimenter cette banalisation. Les jeux vidéo et les films jouent aussi un rôle. La frontière entre l’imaginaire et la réalité est réduite si drastiquement avec l’avancée technologique que certains finissent par confondre les deux.  Donner la mort est un jeu qui procure du plaisir. Etre confronter à la mort est alors de l’ordre de l’irréel, on ne sait plus quel comportement adopter, quel sentiment privilégier.

 

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