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Les enfants doivent-ils assister à des obsèques ?

Charles Simpson

Fondateur du site Obseques-Infos il y a plus de 5 ans et rédacteur pour la rubrique « organisation d’obsèques ». Il est constamment en relation avec les acteurs du funéraire.

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Les adultes ont tendance à oublier que les enfants peuvent réagir d’une autre manière qu’eux à la suite d’un décès. Selon leur âge, les enfants n’ont pas les mêmes croyances à propos de la mort. Les réactions possibles sont diverses et variées. Mais, il est nécessaire de leur laisser le soin de décider ou non d’être présents à un enterrement.

La présence des enfants à un enterrement n’est pas nécessaire au déroulement du rite religieux. Cet évènement pourrait les choquer. Toutefois, il est important de ne pas cacher à l’enfant notre « dimension mortelle ».

Les croyances des enfants liées à la mort ne sont pas les mêmes selon leur âge

Les plus petits peuvent s’imaginer être à la cause du décès. L’enfant ayant souhaité, même une seule fois, que la personne décédée meure éprouvera un sentiment de culpabilité. C’est comme si son souhait avait été exaucé.

Avant d’entrer à l’école primaire, les enfants voient la mort comme quelque chose de provisoire. Dans les dessins animés, il n’est pas rare que certains personnages ressuscitent.

Entre 5 et 9 ans, les enfants ont une idée plus précise de la mort. Cependant, à cet âge, ils pensent que cela n’arrive qu’aux autres.

Les adultes doivent être attentifs à l’enfant avant, pendant et après la cérémonie

En raison de la survenance d’un décès, il peut arriver que des parents ne puissent pas assumer leur rôle auprès de leurs enfants. Il faut être vigilant pour garder un minimum de disponibilités pour l’enfant dans cette période.

Ne forcez pas vos enfants à aller à un enterrement s’ils ont peur d’y aller. Toutefois, il est recommandé de les faire participer au rituel afin qu’ils comprennent mieux ce qui s’est passé. Recueillez-vous sur la tombe, allumez une bougie ou dites une prière avec votre enfant en mémoire de la personne décédée. Ensuite, laissez l’enfant exprimer librement ses sentiments.

Certains signes permettent d’anticiper la réaction des enfants au fil du deuil

Il est préférable que l’enfant réagisse à la suite du décès d’un proche. Selon les psychologues, si l’enfant nie trop longtemps la mort ou s’il ne semble pas malheureux, cela n’est pas sain. Des troubles sévères pourraient survenir plus tard…

Certains signes ne trompent pas. Si votre enfant est moins intéressé par ce qu’il fait, s’il peine à trouver le sommeil, s’il mange moins que d’habitude, s’il est effrayé à l’idée de rester seul, s’il a un comportement infantile, s’il parle de rejoindre le défunt, si l’amitié perd de la place dans sa vie, si ces résultats scolaires se détériorent ou qu’il ne veut plus aller à l’école, n’hésitez pas à prendre un rendez-vous pour lui chez un psychologue.

Que disent les religions à ce sujet ?

A savoir

Souvent, l’enfant éprouve de la colère si la personne décédée lui apportait une certaine stabilité dans la vie. Si le défunt est un des deux parents de l’enfant, ce dernier aura tendance à retomber dans sa plus tendre enfance.

Pour les chrétiens, il peut être utile d’emmener un enfant à une cérémonie funéraire pour qu’il comprenne la réalité de la mort et qu’il ne soit pas dans le déni. Pour les personnes de confession juive, il est inutile que les parents insistent auprès de leur enfant. Si celui-ci ne veut pas participer à l’enterrement même si, selon eux, il est en âge de le faire, il faut respecter son choix. Les musulmans préfèrent qu’au moment de l’inhumation, les femmes et les enfants se retirent dans un coin du cimetière ou en sortent. Etant généralement plus sensibles, ces personnes doivent être protégées de la vision du rituel de mise en terre.

Cet article fait partie du dossier Pendant les funérailles

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