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Le deuil du conjoint

Le deuil du conjoint est un deuil particulier dans lequel il faut faire face, dans le même temps, à la mort de l’autre et à la disparition du couple. Une douleur qui s’estompe avec le temps, pour que survive l’essentiel.

La perte d’une partie de notre identité

La disparition de celui ou celle que nous aimons nous confronte à deux deuils : d’abord celui de la personne qui est partie mais aussi celui du couple que nous formions. Car tout le travail de l’amour est justement, au quotidien, de renforcer cette identité du “nous”, de la faire exister, de la faire durer. La mort de l’autre vient y mettre une fin définitive. C’est pourquoi, avec la mort de l’être aimé meurt une partie de notre identité.  Le seul être qui ait été le dépositaire de notre histoire d’amour, sa magie, son roman fondateur, ses rituels  n’est plus. Il n’y a plus ni témoin, ni écho de cette intimité disparue. Avec la mort de l’autre, nous nous retrouvons avec, au fond du cœur, ce stock d’amour que l’on pensait inépuisable et qui ne sert plus à rien.

 

Certains témoignages rapportent même une douleur physique, semblable à celle du manque. Quand la mort sépare un jeune couple, on se sent comme un champ de ruines. Sans oublier le corps qui vit une souffrance propre. Ce corps que, justement, plus personne ne regarde avec amour, plus personne ne désire. C’est une terrible blessure narcissique.

 

 

Passé, Présent, Futur

Et comme si ça n’était pas suffisant, cette perte nous oblige à conjuguer le deuil non seulement au présent, mais aussi au passé et au futur. En effet, le deuil du présent impose le deuil de ce qui a été et le renoncement à ce qui aurait pu être. La personne qui a partagé notre passé, nos souvenirs, qui nous a connu dans l’éclat de notre jeunesse, qui nous a vu changer, grandir, donner la vie, vieillir, rire et pleurer, n’est plus là pour en témoigner. Avec qui pourra-t-on, désormais, évoquer ces images du passé ?

Quant au futur, aux rêves que nous avions élaborés et caressés à deux, aux voyages que nous aurions, un jour, le temps de faire, aux petits-enfants que nous verrions grandir ensemble, il faut, aussi, en faire le deuil.

Une nouvelle vie est possible

Un des principaux défis à relever pour un survivant consiste à remplir chaque journée de satisfaction et d’épanouissement personnel. Trouver des nouveaux buts dans la vie, avoir des objectifs et une stratégie et se rappeler que la vie vaut la peine d’être vécue même sans conjoint.

Apprendre est une dynamique qui ouvre sur l’extérieur. Restructurer sa vie, commencer une formation nouvelle, un cours de recyclage, un hobby, une formation sur l’ordinateur ou l’Internet, un nouveau sport (l’activité physique améliore les conditions physiques et mentales et diminue l’anxiété). Ces formations en groupe sont aussi des occasions d’avoir des contacts et de créer des nouvelles relations.