Enterrement juif : détail de la cérémonie et des rites

Charles Simpson

Fondateur du site Obseques-Infos il y a plus de 5 ans et rédacteur pour la rubrique « organisation d’obsèques ». Il est constamment en relation avec les acteurs du funéraire.

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Les cérémonies et les traditions juives varient naturellement selon les usages et les rites suivis par les Communautés dans les différentes régions du monde. Les obsèques juives sont généralement simples : sobriété du cercueil, sans fleurs ni couronnes lors de la mise en terre qui est une obligation. L’inhumation devant avoir lieu le plus rapidement possible, il est ainsi nécessaire de s’appuyer sur des pompes funèbres capables d’être très réactives. Obsèques-Infos vous en dit plus sur le déroulement et le rituel d’un enterrement juif.

Les rituels

Avant l’enterrement :

L’âme

Il ne faut donc pas toucher le défunt mais prier en attendant que son âme quitte son corps. Au moment final, la devise d’Israël (‘Deut. 6,4′) est proclamé à voix haute : « Chema Israël, écoute Israël, le Seigneur est notre Dieu, le Seigneur est un ». Il est d’usage que ses yeux et sa bouche soient fermés par son fils.

La veillée

Le défunt est dévêtu et recouvert d’un drap blanc par les amis de la famille ou des membres de la sainte confrérie, « ‘Hévra Kadicha », choisis pour leur dévouement. Il est ensuite allongé sur le sol et l’on pose une bougie près de son visage.

La toilette

Le corps doit passer par une toilette complète (‘Tahara’ : purification) soumise à un rituel très précis. Ce sont les membres de la « ‘Hévra Kadicha » qui s’en occupent et qui mettent au défunt ses derniers vêtements : une toile blanche identique pour tous.

Le vêtement déchiré

Les 7 proches parents doivent déchirer, en étant debout, une partie de leurs vêtements à hauteur de leur cœur. Ce signe de deuil (‘Keria’) s’effectue avant la mise en terre et après avoir récité la bénédiction.

Lors de l’enterrement :

Simplicité

Le cercueil doit être très simple. Il en est de même pour la cérémonie de mise en terre qui se déroule sans fleurs ni couronnes.

La mise en terre

Le cercueil est descendu pendant la lecture du « Tsidouk Hadin ». En quittant le cimetière, il est coutumier de se laver les mains sans les essuyer. On reste ainsi en pensées avec le défunt.

Mettre en terre est une obligation de la Tora. C’est un acte sacré. Priver le corps de sépulture revient à priver l’âme du bonheur éternel. La crémation est considérée comme une attaque au corps, à l’âme et à l’humanité mais certains rabbins acceptent tout de même d’effectuer la prière au moment de la levée du corps.

Ce sont les commandements de la Tora qui sont à l’origine des rites et des cérémonies juives. Pour les juifs, la vie sur terre n’est qu’une étape avant l’éternité auprès de Dieu. On retrouve donc une certaine sérénité chez les fidèles. Mais cela ne les empêche pas de regretter la mort d’un être cher.

En France vs en Israël

A savoir

En général, les exhumations sont interdites par la loi juive. L’âme du défunt souffrirait de ce traitement. Une exception est prévue pour l’exhumation en Diaspora dans le cadre d’un transfert vers Israël.

Pour les juifs de France, il est bien entendu possible de se faire rapatrier en Israël pour y être enterré. Pour ceux qui sont inhumés en France, il existe des carrés juifs dans certains cimetières. Les inhumations juives ne s’effectuent pas le week-end puisque c’est Shabbat le samedi et les pompes funèbres n’organisent pas d’obsèques le dimanche.

En Israël, le corps est enterré à même la terre après avoir été enveloppé d’un linceul. En France, pour des raisons d’ordre sanitaire, le cercueil est obligatoire.

Tenue vestimentaire

Il n’y a pas de recommandations particulières mise à part qu’il faut s’habiller de façon discrète et sobre. Il faut ainsi éviter les tenues aux couleurs excentriques ainsi que les bijoux trop voyants ou tout autre objet de luxe. Porter la kippa est obligatoire pour les hommes juifs. En savoir plus les tenues pour obsèques.

Présence d’enfants

Il n’est pas recommandé d’emmener des enfants à un enterrement juif du fait du possible choc émotionnel. Si l’enfant se sent assez mature pour y assister, mieux vaut alors l’emmener (en prenant tout de même certaines précautions) afin qu’il ne se sente pas exclu. Dans tous les cas il ne faut jamais insister et chaque situation est unique. En savoir plus sur la présence d’enfants à un enterrement.

Proches non juifs

Si les proches du défunt ne sont pas juifs, il est tout de même possible d’organiser des funérailles en respectant la tradition juive. Il suffit de se faire accompagner par des pompes funèbres juives ou par un rabbin. Il est même possible d’être présent à la lecture du kaddish même s’ils ne peuvent pas le dire. C’est en effet le minyan (10 personnes juives adultes qui représentent l’ensemble du peuple d’Israël) qui s’en chargera.

Le deuil

Le deuil se déroule en trois étapes. Elles sont imposées au sept membres les plus proches de la famille : « les onen » (les parents, le conjoint, les enfant et les frères et sœurs). Les obligations varient d’une région à l’autre mais respectent à peu près le schéma suivant : Après l’enterrement, et durant :

« Chive’a » commence après l’inhumation et prend fin après l’office du 7e jour durant lequel des versets de consolation sont adressés aux endeuillés (Avélim) qui se rendent ensuite au cimetière. Le premier repas (‘Seoudat Havraa’), après l’enterrement doit être servi par des membres extérieurs à la famille. L’objectif de cette période est d’extérioriser la souffrance et de méditer sur le sens de la vie. Ainsi, tout ce qui est source de plaisir est banni : il est interdit de travailler, de se laver (à l’exception du visage, des mains et des pieds), de laver les vêtements, de se raser, de porter des chaussures en cuir, de lire la Tora et de quitter la maison. Une veilleuse reste allumée pendant toute la semaine. Pour Chabbat, les obligations sont levées en hommage à la sainteté du jour.

« Chelochim » se poursuit sous des règles moins rigoureuses, notamment concernant la toilette et l’habillement. Après cette période, seul le deuil des enfants est étendu à l’année entière.

Quand le deuil touche à sa fin, le souvenir persiste. L’âme du défunt étant jugée dans l’année, le comportement des proches est important et peut racheter les fautes de ce dernier. Les enfants doivent se rendre matin et soir à la synagogue pour réciter le ‘Kadich’ (sanctifié) jusqu’au onzième mois. Seuls les impies sont jugés pendant une année complète.

Cet article fait partie du dossier Cérémonies religieuses ou civiles

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