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L’enterrement des terroristes est une affaire délicate

Suite aux attaques terroristes du 13 novembre et de l’assaut du Raid du 18 novembre se pose la question de l’avenir des corps des terroristes. Le sujet avait fait couler beaucoup d’encre en janvier 2015.

Les corps sont toujours en cours d’analyses, mais une fois que celles-ci seront terminées, le problème de ce que l’on doit faire des corps des terroristes se posera comme après chaque attentat.

Leurs tombes ne doivent pas devenir un lieu de pèlerinage. Il est inutile d’envisager comme l’avaient fait les Américains avec Ben Laden, de jeter le corps à la mer, sans sépulture. Et peu de communes souhaiteront les accueillir en raison du passé sulfureux des terroristes.

Que disent les lois ?

Il y a en la matière un article : l’article L2223-3 du code général des collectivités territoriales. Cet article dit qu’il y a trois possibilités pour être enterré sur une commune : soit le défunt habitait la commune, soit il y est décédé, soit la famille y possède une sépulture.

La seule façon pour que les tombes des terroristes ne deviennent pas un lieu de pèlerinage est de les enterrer de façon anonyme. C’est le maire qui peut prendre une telle décision pour éviter tous troubles à l’ordre public.

C’est la famille qui doit payer les frais funéraires. Si elle n’en a pas les moyens, c’est aux pouvoirs publics de le faire.

Quels individus ces lois concernent-elles ?

Neuf terroristes sont morts suite aux attaques du 13 novembre et le 18 novembre suite à l’assaut du Raid. Seulement deux d’entre eux pourraient être enterrés en France : il s’agit de Omar Ismaïl Mostefaï et de Samy Amimour.

Pour les terroristes qui vivaient en Belgique, les corps vont probablement y retourner sauf si les familles préfèrent qu’ils soient enterrés sur le lieu de leur décès. À ce jour, la mairie de Paris n’a eu aucune demande en ce sens.

Deux corps n’ont toujours pas été authentifiés. Ils pourraient être enterrés dans des terrains communs qui sont des espaces dédiés et obligatoires dans les communes. Ces terrains communs servent généralement pour enterrer les SDF ou les sans-papiers.

D’autres terroristes comme Mohamed Merah, les frères Kouachi ou Amedy Coulibaly ont été enterrés en France, mais de façon anonyme.

 

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