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On fête dignement le deuil au Cameroun

Au Cameroun, le deuil est un grand événement de la vie. On le célèbre de la même manière qu’un mariage. La famille se ruine pour organiser de grandes festivités, mais gagne en honneur.

Un enterrement au village

La plupart du temps, l’inhumation du défunt se fait dans la plus stricte intimité familiale. Seuls les plus proches choisissent d’y assister car on y pratique des rites pour les initiés.
Cet enterrement doit avoir lieu au village, sauf si de son vivant le défunt en avait décidé autrement. Car un enterrement en ville sera synonyme de pauvreté et la famille deviendra la risée. Si bien qu’elle est prête à s’endetter pour offrir au défunt les plus belles des funérailles.

Mais, après l’enterrement, les réjouissances commencent, avec un repas très copieux, sous des tentes, réparties en fonction des classes sociales.

Des dépenses colossales

Suite à l’enterrement les invités mangent et boivent. La famille doit ainsi faire face à des dépenses colossales comprenant des frais tous plus farfelus les uns que les autres : location de chaises, de tentes et de véhicules ; achat du caveau ; services de croc mort ; confection de tee-shirts et de badges à l’effigie du défunt ; fleurs confectionnées avec un message…

En moyenne, il faut deux semaines pour enterrer quelqu’un. Mais, selon les moyens de la famille, le deuil peut durer un mois ou deux, et même plus encore. Pendant ce temps, des prières et séances de recueillement sont organisées chez le défunt.

Des femmes payées pour pleurer et des hommes pour transporter le cercueil

Parmi les dépenses les plus surprenantes liées aux funérailles au Cameroun, les femmes pleureuses et le cortège d’hommes pour accompagner le défunt.

Les femmes n’ont aucun lien avec la famille mais sont payées pour être présentes et pleurer le défunt. Ainsi, après avoir bu de la bière, elles crient, sanglotent, se roulent par terre pour regretter le défunt afin de prouver à l’assistance que, de son vivant, c’était un être aimé.

Avant de s’exécuter, consciencieuses, elles s’informent tout de même sur son nom, sa famille, son métier… Ces femmes pleureuses sont désormais constituées en associations et le montant à régler varie selon le rang social du défunt ou de la famille, qu’elles estiment selon les éléments qu’elles ont recueilli. Ces pleureuses peuvent être accompagnées de chorales.

La famille peut également, en fonction de ces moyens, avoir recours à la location d’un protocole « digne de son nom ». Composé de jeunes hommes bien bâtis et vêtus de tenues solennelles de cérémonie, ils accompagnent le cortège et transporte le cercueil du défunt depuis la morgue aux différents lieux de la cérémonie : tombe, église, village, domicile familial…

Un business qui intéresse les banques

Après le deuil, certaines familles sont complètement endettées.
De nombreux Camerounais souscrivent des assurances afin de pouvoir financer les obsèques des membres de la famille.
Ils peuvent aussi souscrire des tontines ou des réunions de familles qui servent à préparer les obsèques. Ces réunions prospèrent grâce à la solidarité car personne ne veut qu’un Camerounais ait des funérailles au rabais, ce serait une honte pour la famille.

Au Cameroun, le deuil est aussi important que la vie si bien qu’il n’est pas question pour les Camerounais d’enterrer un proche à moindre coût. Tout le monde a droit aux fastes, quitte à s’endetter.

 

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