Le deuil périnatal, comment surmonter le deuil d’un bébé ?

Perdre un bébé est une épreuve difficile à surmonter pour les parents. Ce sujet, peu abordé, reste assez tabou à l’heure actuelle alors qu’il concerne en moyenne 7000 familles par an. Certains processus peuvent aider à surmonter le deuil d’un bébé, bien s’entourer et se laisser le temps est également important.

deuil périnatal

 

La particularité du deuil prénatal

Le deuil périnatal est différent de la fausse couche. On parle de deuil périnatal dès 22 semaines d’aménorrhée et jusqu’à une semaine après l’accouchement. La fausse couche tardive, après 14 semaines d’aménorrhée, peut cependant être vécue comme un deuil périnatal dans certains cas.

La perte d’un enfant est toujours très difficile à vivre car n’est pas dans l’ordre naturelle des choses. Perdre un enfant renvoie aussi à la perte de la parentalité.

Vivre le deuil périnatal et ne pas le banaliser

Les parents ont besoin de connaître les moyens dont ils disposent pour faire face à cette douloureuse épreuve. La maternité est habilitée pour informer les parents et les aider. Les funérailles peuvent être organisées sous la responsabilité des parents ou être prises en charge par l’hôpital. Crémation ou inhumation sont bien sûr possibles. Organiser des obsèques pour le bébé perdu est important et permet de donner une vraie place à cet être.

Pour mieux vivre le deuil, les parents peuvent reconnaître leur enfant et l’inscrire sur leur livret de famille depuis 2009, dès la quinzième semaine d’aménorrhée. Un prénom peut lui être donné même si l’usage du nom de famille n’est réservé qu’aux enfants nés vivants. Il n’y a aucun délai pour reconnaître l’enfant et la décision peut être prise selon les souhaits des parents. Certains parents ont besoin de temps pour prendre les bonnes décisions ou ne ressentent pas immédiatement le besoin de reconnaissance.

L’importance de délimiter des contours pour surmonter le deuil périnatal

Certains aspects, qui peuvent sembler un peu morbides, sont pourtant essentiels au processus de deuil pour certains. Quelques parents ont besoin de connaître le sexe de l’enfant, de le tenir dans leurs bras ou de le vêtir d’habits spécialement choisis pour lui. D’autres parents ont besoin de garder une image ou une trace de cet enfant comme une photo ou une empreinte de pied ou de main. On peut aussi par exemple vouloir planter un arbre du souvenir en hommage à l’enfant disparu. Il n’y a aucun protocole défini et chacun peut ritualiser le deuil comme il le souhaite et selon ses besoins.

Apprendre à ne plus porter la douleur

deuil périnatalLa gestion des émotions est primordiale pour parvenir à surmonter cette épreuve qui restera marquée dans l’esprit des parents et de leurs proches. Sans un travail qui permet de faire reconnaître la douleur et de transmettre la mémoire du bébé disparu, les émotions restent emprisonnées. Les parents ont dans ce cas de grandes difficultés à libérer leur esprit et à faire revenir la paix dans leur quotidien. Le chagrin ne doit pas rester le seul lien avec le bébé perdu. L’entourage ne sait pas toujours comment aider les parents qui ont besoin d’extérioriser leur douleur et leur souffrance pour avancer. Des associations ou professionnels permettent d’aider les parents à surmonter le deuil de leur enfant. Il est important que les parents restent bienveillants, envers eux-mêmes et envers les autres.

Deuil périnatal et projection

La projection d’une nouvelle naissance peut parfois être dangereuse, le risque étant que l’enfant à naître prenne la place du bébé disparu. Il est nécessaire de faire le deuil de l’enfant perdu avant d’envisager une nouvelle grossesse. Il est également important que le bébé né post deuil périnatal ne porte pas le même prénom que l’enfant perdu.

 

Perdre un enfant est une épreuve que les parents n’oublieront jamais, ils doivent cependant apprendre à vivre en paix malgré ce drame.

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